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Quel profil pour le prochain Premier ministre ? (Tribune)

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« On aura tout essayé mais, c’est le profil d’agent de développement qui restera indéfiniment le meilleur pour ce pays ! « 

Il faut que les autorités de cette transition sortent de ce déterminisme suicidaire que le fameux système guinéen a réussi à imposer à la majorité des régimes qui se sont succédésdepuis 1984.

On inculque insidieusement dans le subconscient des équipes dirigeantes que les financiers comptables maladroitement appelés en Guinée « des économistes » dans la plupart des cas et à moindre occasion les juristes juristes seraient les plus aptes à assumer les fonctions de premier ministre pour la Guinée d’aujourd’hui et même pour cette seconde phase de la transition âpre la dissolution de ce gouvernement médiocre.

C’est une contre vérité qui ne repose sur aucun argument scientifique qui tienne la route pour le contexte guinéen accablé par un paradoxe qui tient le pays depuis son independance.

D’ailleurs ces petits financiers et comptables qui ne sont pas du tout des économistes sont dans la plupart des cas les principaux animateurs du fameux » Système guinéen » qui fait tourner le pays en rond au lieu de l’aider à progresser.

Ces petits comptables et financiers représentent plus de 70% des agents publics les plus riches du pays qui ont le plus la capacité de prendre les opinions en otage.

Puisque le principal problème de la Guinée se pose en termes de capacité de réveil des dynamiques de développement qui sommeillent en chacun par le fait de la mauvaise gouvernance systémique, le profile approprié pour un premier ministre de changement par le biais de la refondation et de la rectification institutionnelle c’est indubitablement un » REDOUTABLE AGENT DE DÉVELOPPEMENT » qui allie expérience, connaissance, et intégrité qui peut resoudre l’épineuse question de la problématique du développement d’un pays potentiellement riche avec le paradoxe d’une population pauvre.

Dans un tel contexte, les fondements du développement résultent essentiellement de la justesse de la vision définie par l’exécutif ou le gouvernement.

Ainsi , une très bonne vision décline des axes d’orientation et celles-ci sont paramétrées dans une dynamique d’atteinte des résultats spécifiques appuyée par un processus de suivi évaluation et, le tout à travers une touche managériale de l’action gouvernementale coordonnée.

Le premier ministre dans une pareille circonstance, doit s’appuyer sur une vue et une connaissance panoramique du contexte systémique de la Guinée.

S’il est comptable ou financier maladroitement appelé économiste comme c’est le cas pour la majorité des premiers ministres que la Guinée a connu , le piège récurrent qui pourrait nuire à la pérennité positive de ses grands chantiers est indubitablement le Déterminisme ECONOMIQUE, COMPTABLE ET FINANCIER qui consisterait à croire par déformation professionnelle que le développement de la Guinée résulterait fondamentalement de la résolution des ses problèmes économiques et financiers.

Il faut rappeler au général président MAMADI DOUMBOUYA qu’en réalité , les institutions de Breton word n’ont aidé aucun pays à surmonter ses réels problèmes de développement durable.

Les anciens bons élèves du FMI comme le GHANAH sont en passe de retourner à la case départ.

Les autres pays qui ont réussi l’émergence spectaculaire comme le SINGAPOUR qui a inspiré et accompagné le RWANDA de Paul KAGAME, ont donné la priorité au développement endogène en travaillant sur le réveil des dynamiques de développement.

Ainsi nos soi-disant économistes qui ne sont en réalité que des petits comptables et financiers ou des juristes répétiteurs des textes de lois occidentales sont dans leur majorité le » problème de la Guinée. »Ils sont des « déterministes.’ qui sont des éternels prisonniers enfermés dans ces théories occidentales du développement qui plantent toujours l’Afrique.

Faut-il donc préciser d’ailleurs que la Guinée d’aujourd’hui aurait tiré mieux profit d’un technocrate pluridisciplinaire porté sur une parfaite connaissance de la prospective , des stratégies de planification et de gestion axée sur les résultats que d’un petit comptable financier comme le fameux premier ministre guinéen BERNARD GOUMOU vient de faire frauler au pays la plus grande catastrophe socioéconomique et politique du pays depuis 1958?

Est-il à présent important que le président général MAMADI DOUMBOUYA comprenne à l’instar de tous les spécialistes qu’ en dehors d’une performance pluridisciplinaire soutenue, le nouveau premier ministre passerait son temps à tourner en rond pour le cas spécifique de la Guinée où les compétences sont plus mal gérées que nulle part dans la sous région?

Je ne saurais dire qu’il faut obligatoirement un sociologue doublé d’un agent de développement redoutable avec une expérience et une intégrité irréversibles cette fois mais, je crois fermement que tous les secteurs vitaux de ce pays sont déliquescents et ne pourraient être relevé que par des solutions comptables et financiers.

D’ailleurs, les problèmes récurrents qui freinent tout processus de développement sont entre autres:

1-les questions communautaires dans la dynamique politique de la Guinée ;

2-Les questions de corruption généralisée ;

3- La mauvaise gestion des compétences ;

4- les question de maitrise sociale des terres ;

5- les questions juridiques liées à l’inadéquation de nos textes à nos réalités sociologiques ;

6- Les questions l’inadéquation des métiers de la république aux besoins et à la demande sociale de développement ;

7- La très faible performance de l’administration publique guinéenne qui en plus d’être très mal organisée offre des des services de médiocre qualité ;

8- L’approche administrative francophone et la langue française qui posent problème à erradiquer par l’exemple du Rwanda ;

9- La culture partagée de l’enrichissement illicite des agents publics qui doit être erradiquer aussi bien par des sanctions mais aussi par des mesures caustiques comme la limitation du patrimoine personnel d’un ancien ou nouvel agent public à deux villas , une petite entreprise et deux voitures et, tout le surplus revient dans le patrimoine public ;

10- La politisation à outrance de l’administration publique etc…

De toute évidence le nouveau premier ministre aurait pù être un philosophe, un ethnologue, un mathématicien, un sociologue peu importe . Le plus important devrait être sa capacité à transcender le déterminisme et savoir faire faire les compétences spécifiques dans les secteurs qu’il faut à travers une vision clairement définie car il doit impérativement améliorer la situation sociale ,économique, politique et culturelle de tous les Guinéens en terme d’élimination ou de réduction:

– de la pauvreté

– du chomage

– de l’injustice

– des inegalités

– du déséquilibre écologique

– de l’ethnocentrisme

– du clientelisme

– de la corruption etc.

Merci et bonne chance au guinéen qui sera nouveau promu car même s’il est économiste, juriste , financier et comptable, il doit d’abord être un redoutable agent de développement expérimenté et compétent qui aura la capacité de ne pas se laisser engouffrer dans du determinisme.

Son option universitaire et professionnelle ne doit peser sur ses décisions publiques à plus de 10% par rapport à la balance de sa nouvelle charge de premier ministre . Les Guinéens vont l’observer et vont l’accompagner comme toujours mais ce sera à lui d’échapper au jugement négatif de l’histoire qui lui ouvrira grandement ses portes. Ce sera également à lui d’y entrer comme il voudra.

Aimé Stéphane MANSARE.SOCIOLOGUE.

Expert consultant en Sciences sociales du développement.

DGA CERFOP CNT GUINÉE

PCA IPCJ GUINEE

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